Les eaux froides.

21 juin 2010

Mon eau goûte le souffre.    L’enfer me chauffe le cul.  J’aurai cet enfant coûte que coûte.  Cette guerre commande sa ration quotidienne de chair à canon.  J’entends faire mon devoir.

- Appelle à l’aide, Adélaide!

20 juin 2010

dit Simone à cette emmerdeuse.

Adélaide, geignarde de première, incarne avec vérité les pleureuses siciliennes.   3e rôle dans le cirque de personne, c’est une invisible et bien satisfaite de sa couverture, bien confortable dans l’art de vivre de rien, de ne vouloir rien, de n’attendre rien et de se laisser porter par les événements de la tournée.  Sécurité, orientation, subsistance minimum, elle exige peu de son employeur, personne, qu’elle voit comme un dieu du chapiteau, lumineux et charismatique, derrière son nez de clown mal assumé.

Itinéraire d’été

16 juin 2009
  • Sur la piste de Bruno Blanchet
  • Fringe  :  Dans le salon avec la clé anglaise / Jaune / Éponyme Fake fiction / The Accident / Bienvenue aux retardaires!
  • FTA : The Sounds of Silence / Questo Buio Feroce - Raté de première!  /
  • Présence autochtone : Film Élisapie Isaac / Film Bernard ????  / Forestare / Cérémonie Solstice d’été;
  • Le Cochon souriant:  Production 2009 - Céilidh Échos d’Écosse  / Production 2008 - Les Mangeurs d’avenir /

Proposer à l’aqad l’atelier d’expérimentation - Écrire public

10 juin 2009

Date prévue:  Printemps 2010

Objectif: explorer et tester les logiciels d’écriture collective (wiki, forum, gdoc, etc.) et expérimenter l’écriture d’une courte pièce en collectif.

Direction éditoriale: Ginette Racine
d’après simone@personne, une idée originale de Ginette Racine
Collectif :  CFaout09

Carte postale de la Sweet Factory

24 septembre 2008

À marquer d’une croix.  Ce jour qui donnera le signal de la parade.  Le moment où  l’usine à bonbon, ô douce machinerie!  se mettra en marche pour livrer la production annuelle de douceurs et bonbons pour le coeur.

Sweet Factory!  Sweet Fuck all!!!

Carte postale du paradoxe

7 septembre 2008

Puhket, 7 septembre 2008

Il pleut des cordes au paradis.  Me voilà échouée a Phuket depuis trois jours avec pour seul spectacle les fous du “kiteboarding” que la pluie n’arrête pas.  Comme j’aimerais avoir des muscles en ce moment pour essayer!  Ou être même un quinquagénaire bedonnant, encore assez vigoureux pour tenir le cerf-volant mais sans lever.  Non, non.  Que dis-je là? Je ne voudrais surtout pas être un de ces vieux schmocs venus ici pour convoler avec la première jeune thaïlandaise prête à tenir la main et démêler les cordons de sa bourse… sans lever!!!  Hon.. s’cusez la!  C’est pas gentil et connu: il est plus facile d’avoir pitié de ceux qu’on ne connait pas que d’indulgence pour ceux qu’on aime.

Après Phang Gna et Railay Bay, nous avons poursuivi l’exploration des Iles de la Thaïlande du sud plutôt que de pousser vers la Malaisie.  Il y a en masse de paradis ici. Nous avons donc passé 6 jours à Ao Nang, 9 jours à Koh Lanta, en pleine zone de tsunami.  Aux 100 mètres, sur les chemins, des pancartes indiquent les routes d’évacuation, rappellent de gagner les hauteurs.  Les exercices d’évacuation font maintenant partie de la vie courante.  La plaie est encore vive.  Les gens s’en ouvrent avec réticence mais, après quelques minutes, racontent les morts et aussi les sauvetages: ma logeuse actuelle a eu le temps de prévenir 65 jeunes campeurs (dont sa fille cadette) installés à la pointe de la baie avant de prendre la fuite à moto sans savoir s’ils s’en sortiraient.  Ils racontent la peur, la chance et surtout, le travail de reconstruction, sans l’aide du gouvernement (l’aide du gouvernement? - ma question étonne), sans assurances (assurances de quoi?).  Les gens ont reconstruit seuls, avec les dons matériels des ONG (ne couvrant qu’une infime part des besoins).  Six mois ont suffi aux petits commerçants pour se rétablir.  Puis, profitant de l’état d’urgence, avec la complicité a peine déguisée des parcs nationaux, les investisseurs étrangers ont lâché leurs bulldozeurs sur les mangroves et rasé les forets côtières pour entasser autant d’hôtels que les plages peuvent en contenir, décharger des tonnes de sable fin et blanc (ça fait tellement  propre!) sur les iles les plus populaires.  Et le pays des sourires a recommencer a sourire, a espérer que les beaux jours reviennent.  Jusqu’au nouveau coup d’État.  A moins d’un mois de la haute saison, les annulations d’hôtel forment une vague énorme.

Après de vaines tentatives auprès de fondations d’aide à l’enfance (soutien aux orphelins, aux enfants traumatises par le tsunami),  je trouvais inconfortable de faire la touriste parmi les nombreux débris à échouer sur les plages, rappel incessant que cet endroit n’est qu’une image de paradis pour étrangers en quête d’exotisme.  Je résistais peu aux lanternes des huttes allumées jusque tard la nuit dans l’attente d’ur rare touriste. L’île de Koh Lanta est connue pour barrière de corail, 2e en importance en Thaïlande. On a donc fait des tours de kayak, de plongée en apnée, nagé avec les poissons jusqu,à traverser une grotte et rejoindre une baie cachée, ancien repaire de pirates.  On a fait des photos mémorables qui ne raconteront en rien la tristesse et le découragement ambiants.

Nous avons donc consacré nos soirées à sauver de l’ennui les tenanciers du Ting Tong bar (on était souvent les seules clientes) toujours prêts à divertir la jolie touriste avec gentillesse et respect, surtout lorsqu’elle se balade avec sa maman.  How nice!  Quand même, alors qu’au nord, Noémi tenait les rôles de guide et bodygard pour sa vieille, ici, c’est à moi de faire le chien de garde pour tenir à distance les jeunes thaï qui craquent littéralement pour elle. Jusqu’à ce qu’elle craque elle-même pour une de ces splendeurs mâles.  Du coup, à défaut de tenir la chandelle, j’ai joué à fermer les yeux et aller voir ailleurs.  Je suis sa mère après tout, pas sa sÅ“ur ni sa chum de cegep!

La fin du voyage approche.  On en parle souvent.  Le mal du pays me prend.  Et la pluie n’arrange rien.  Je hâte de vous retrouver.

A bientot.

Version hebreu

24 août 2008

Ahinu hanahag
Sa le at
Im tisa le at ya asu mimha salat
Sa ma her

Version donnee par Tamar et Avishay, un couple d’israeliens, au bar reggae de notre resort, Railay Bay, Thailande-sud, 20 aout 08.  Ce qui signifierait:

Brother driver
Go slow
I you don’t drive slow
They will make salad from you

Ce qui me rappelle que nous avons aussi une version francaise qui raconte a peu pre la meme chose: 

Conducteur!
Dormez-vous?
Pesez donc sur le gaz!
Ca marche pas!

Version thai (enumerative)

24 août 2008

couplet 1:

Niu pbong yu nai (bis)
You ni khop (kah) - (bis)
Suk sabaidee rdu phow (bis)
Ting! Dong! Dong!
Sabaidee!

Couplet 2:

Ta ter yu nai (bis)
Yu ni ja (bis)
Sug sa by dee ru doh (bis)
Ting! Dong! Dong!
Sabaidee!

Version donnee par la Soup Lady, avec l’aide de sa voisine de commerce et du peintre d’en face, Railay Bay, Thailande-sud, 20 aout 08.

Cela signifierait:
1er couplet:

Where is you thumb? (bis)
It is here (bis)
Are you happy (bis)
Ting! Dong!  Dong! (i.e. tete folle!)
Bonjour!

2e couplet:

Ou est ton oeil?  Et ainsi de suite, pour les autres partie du corps. Il existerait plusieurs couplets pour plusieurs parties du corps.  A noter, 1er couplet, la version feminine ou masculine selon celui qui pose la question (khop, pour les hommes, kah, pour les femmes).

Version italienne

24 août 2008

Fra Martino
Campanaro
Dormi tu (bis)
Suona le campane (bis)
Din!  Don!  Dan! (bis)

Version donnee par 2 couples italiens (biologiste + archeologue, un informaticien + une danseuse) a la gare de Surathani, Thailande, tandis qu’on attendait notre autobus, au petit matin, le 15 aout 08;

Version grecque

24 août 2008

Papa Jack
Kimase?
Hktipa to kladuni
Ding!  Dang!  Dong!

Version donnee sous toute reserve par Nick, un grec conjoint de Chiaoling, Cafe des arts, Luang Prabang, 10 aout 08.
 Il confirme que cette chansons existe bien mais n’est pas tout a fait certain des paroles.  A valider avec un autre grec, donc.

Version Mandarine

24 août 2008

Leang dju lao hoo (bis)
Pow de hroai (bis)
I dju mayoh ipban
I dju mayoh erdor
Tchen tchi kuai

Version donnee par Chang Chiaoling,  une taiwanaise, au Cafe des arts, Luang Prabang, 10 aout 08.  Ce qui signifierait:

Deux tigres courent
Un, sans queue
Un, sans oreille
Comme c’est bizarre!

Version hollandaise

24 août 2008

Vader Jacob
Slaapt gy* nog
Alle klokken luiden
Bim Bam Bom

Version donnee par Markteen et Jessie, Au Lao-Lao Gardens, Luang Prabang, 9 aout 08;
* en absence de clavier accentue, cette barre signale la presence d’un accent sur la lettre;

Version lao

24 août 2008

Mak teng mak mo
Mak hung souk
Mak la mout le  mak  way
Souk hom wan

Traduction anglaise par Noy, du CCC, le 11 aout, a Luang Prabang et retraduite en francais par moi:

Concombre et melon d’eau
Papaye
??? * et banane
Frais, sent bon, sucre

* refere a la sorte de lichee qui pousse en grappe partout en Thailande et au Lao.  April sprouter, aurait suggere un resident de Ventiane, une info que plusieurs lao ou thai ne reconnaissent pas.

Version lao en anglais

24 août 2008

Watermelon
Papaya
Banananana-na
Bu sala*

Version donnee par les enfants du CCC, le 11 aout 08. 

* Apres recherche aupres des lao, personne ne semblait pouvoir dire ce que signifiait cette dernier ligne.  C’est l’allemand, au diner a Pawnee, qui a suggere que cela pouvait etre Fruit salad, c’est a dire une mauvaise prononciation des enfants.  Ce qui ferait beaucoup de sens!!!

Version allemande

24 août 2008

Bruder Jacob
Schlafst *du noch
Horst du nicht die glocken
Ding-dang-dong

Version donnee par Michael, Johkam Guest House, MaeHongSon, debut juillet 08.

* en l’absence de clavier accentue, la ligne signale qu’un accent est present sur la lettre.  

Version anglaise

24 août 2008

Are you sleeping? (bis)
Brother Jake (bis)
Can’t you hear the bell rings (bis)
Ding-Dang-Dong! (bis)

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